Je reprends l'argument de Haeuser (?) selon lequel les médias sociaux ne peuvent prendre en charge à eux seuls le développement de compétences en langues mais peuvent en revanche se révéler très utiles en complément d'une formation en ligne "classique". Pour avoir participé à l'élaboration du guide "Apprentissage des langues : ressources et réseaux", j'avoue partager cette idée. Les environnements qui s'approchent le plus de l'esprit "Web 2" sont des sites comme Busuu ou Live Mocha dans la mesure où ils permettent les apprentissages mutuels. Les utilisateurs peuvent en effet tantôt jouer le rôle d'un apprenant, tantôt celui d'un enseignant-tuteur en guidant des partenaires dans leur apprentissage, parfois même en concevant des exercices et des fiches de grammaire. Mais je reste dubitatif quant à la capacité de tels environnements à prendre en charge totalement un apprentissage pour des personnes débutantes en langue, et surtout pour celles qui ne sont pas autonomes. Apprendre une langue, c'est savoir faire le point sur ses compétences, concevoir un programme de formation, évaluer la pertinence des ressources pédagogiques et la qualité des feedback, etc. Tout cela n'est pas inné et doit pouvoir s'apprendre dans le cadre d'une formation en contexte institutionnel. Par contre, il me semble que les réseaux sociaux ont un véritable potentiel pour relier entre elles des sphères traditionnellement séparées l'une de l'autre : la sphère éducationnelle et la sphère personnelle. En ceci, on peut voir dans les applications réussies du web2 un moyen de resserrer les liens socio-affectifs entre apprenants, d'une part, et entre apprenants et enseignants, d'autre part. Or, on sait combien la dimension socio-affective, longtemps tenue à l'écart, joue un rôle important dans l'apprentissage. C'est pourquoi d'ailleurs je compte bien prochainement utiliser Facebook dans certains de mes cours… (cf. l'excellent billet d'O. Ertzscheid à cette adresse : http://affordance.typepad.com/...)
Je reprends l'argument de Haeuser (?) selon lequel les médias sociaux ne peuvent prendre en charge à eux seuls le développement de compétences en langues mais peuvent en revanche se révéler très utiles en complément d'une formation en ligne "classique". Pour avoir participé à l'élaboration du guide "Apprentissage des langues : ressources et réseaux", j'avoue partager cette idée. Les environnements qui s'approchent le plus de l'esprit "Web 2" sont des sites comme Busuu ou Live Mocha dans la mesure où ils permettent les apprentissages mutuels. Les utilisateurs peuvent en effet tantôt jouer le rôle d'un apprenant, tantôt celui d'un enseignant-tuteur en guidant des partenaires dans leur apprentissage, parfois même en concevant des exercices et des fiches de grammaire. Mais je reste dubitatif quant à la capacité de tels environnements à prendre en charge totalement un apprentissage pour des personnes débutantes en langue, et surtout pour celles qui ne sont pas autonomes. Apprendre une langue, c'est savoir faire le point sur ses compétences, concevoir un programme de formation, évaluer la pertinence des ressources pédagogiques et la qualité des feedback, etc. Tout cela n'est pas inné et doit pouvoir s'apprendre dans le cadre d'une formation en contexte institutionnel. Par contre, il me semble que les réseaux sociaux ont un véritable potentiel pour relier entre elles des sphères traditionnellement séparées l'une de l'autre : la sphère éducationnelle et la sphère personnelle. En ceci, on peut voir dans les applications réussies du web2 un moyen de resserrer les liens socio-affectifs entre apprenants, d'une part, et entre apprenants et enseignants, d'autre part. Or, on sait combien la dimension socio-affective, longtemps tenue à l'écart, joue un rôle important dans l'apprentissage. C'est pourquoi d'ailleurs je compte bien prochainement utiliser Facebook dans certains de mes cours… (cf. l'excellent billet d'O. Ertzscheid à cette adresse : http://affordance.typepad.com/...)